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SUN residences
Édité par Référence Sud
Siège : 6 rue Jean Daumas - 06400 Cannes - France
Responsable légal : Sylvain Réus
Impression : Stige - Via Pescarito 110 - 10099 San Mauro - Italie
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Le développement durable et la promotion immobilière - Sun residences n5 Version imprimable Suggérer par mail

Le développement durable

                et la promotion immobilière

Le Grenelle de l’environnement. Tout le monde en parle mais personne ne sait vraiment ce qu’il contient. Si on en connaît les enjeux, si les constats ont été faits, les groupes de travail n’ont pas pour autant finalisé les actions à mener. Mais ils ont déjà donné des dates ! 2010, voire 2012, les premières échéances sont dans les calendriers des promoteurs. Mais pour faire quoi ? Comment ? Avec qui ? Les questions sont encore plus nombreuses que les réponses mais tout le monde commence à y réfléchir. L’écologie n’est plus un rêve d’utopiste, elle devient règlements.

 

 

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Un terme devient récurrent dans le discours des constructeurs : le HQE. Trois initiales à traduire par Haute Qualité Environnementale. C’est une notion récente, née en 1992 au terme du Sommet de la Terre. Fort d’un constat terrible, les pouvoirs publics prenaient (enfin !) conscience des problèmes nés d’une urbanisation peu contrôlée. Mais bien avant l’Etat, ce sont les acteurs du bâtiment, de l’environnement, associés aux maîtres d’ouvrage qui ont ouvert la voie. Pas encore une obligation législative, mais une obligation morale.

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Haute Qualité Environnementale… Un défi, une technologie, un coût
La HQE repose sur deux principes : la construction, l’usage et l’entretien d’un bâtiment, et la démarche qualité propre à le réaliser ; et s’établit sur 14 « cibles ». Et c’est bien dans ces cibles que naissent les difficultés. Edictées pour l’ensemble d’un pays, elles perdent souvent leur sens face à l’identité régionale, aux différences climatiques, géographiques, topographiques, de cette même région. Pire, elles restent soumises à des contraintes «humaines» qui n’ont pour l’instant guère évolué. Les cibles sont à classer en quatre axes majeurs : l’Eco-construction, l’Ecogestion, le confort et la santé. Et chacun de ces axes englobe une phase dans la vie du bâtiment à naître ou à rénover. Et encore faut-il faire la différence entre le logement individuel : Immeubles collectifs et constructions individuelles (2,6 milliards de M€), et le tertiaire : 850 millions de M€ dont la moitié pour les pouvoirs publics. Et c’est bien là que ça se complique. Entre un Etat qui ne veut pas perdre ses prérogatives… ni ses ressources (avec l’EDF par exemple), entre des institutions qui tiennent à leur pouvoir, à commencer par les maires des communes, la DDE, les Bâtiments de France, etc. il va falloir beaucoup de temps pour faire changer les textes… et les mentalités !

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Le développement durable face à la réalité azuréenne
Après avoir passé plus de deux jours à essayer de joindre les services de l’environnement à la Préfecture des Alpes Maritimes, sans jamais obtenir un interlocuteur, après avoir interrogé quelques mairies, avec le même résultat négatif, les chefs de service se retranchant derrière les élus, nous sommes allés consulter le site Internet de la Direction Départementale de l’Equipement : «site en construction» ! Ne restait plus qu’à cli-quer sur : «Visiter le site du ministère», plutôt complet, mais ne tenant pas compte des spécificités régionales. La Loi du 13 juillet 2005 et ses décrets d’application y sont assez clairement définis. Il en ressort qu’à partir du 1er janvier 2008, le maître d'ouvrage devra réaliser, avant le dépôt du permis de construire, une étude de faisabilité technique et économique des diverses solutions d'approvisionnement en énergie de la construction (art L.111-9 du code de la construction et de l'habitation). Il aura la liberté de choisir la ou les sources d'énergie de la construction, guidé par les conclusions de cette étude qui viseront à raisonner en coût global en montrant les bénéfices sur les consommations par rapport aux investissements supplémentaires éventuels. Les décrets se sont ensuite succédés pour renforcer la Loi : Décret n° 2006-592 du 24/05/06 relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des constructions ; Arrêté du 24/05/06 relatif aux caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments ; Arrêté du 27/07/06 relatif au contenu et aux conditions d'attribution du label «haute performance énergétique» et surtout, l’Arrêté du 3 mai 2007 relatif aux «conditions à remplir pour bénéficier du dépassement de coefficient d'occupation des sols en cas de respect d'exigences de performance énergétique par un projet de construction».

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Région PACA, déjà quelques projets
Si chaque région de France propose ses différences, la Région Paca, déjà fortement urbanisée, a en plus des autres un inconvénient majeur : le coût de ses terrains. Car il ne faut pas se leurrer la construction HQE engendre des coûts de construction supérieur à la norme. Mais bien avant de construire, il faut obtenir des autorisations ! Et si certaines municipalités admettent des surfaces constructibles supérieures en HQE, pour autant elles restent assez butées sur «l’intégration». Encore que certaines ont déjà bien intégré les changements. C’est ainsi que dans la construction du nouveau Lycée Agricole d’Antibes, la gendarmerie de Saint Martin du Var ou la Médiathèque de Valbonne (Cabinet d’architectes Marsup), les élus comme les différents intervenants dans le projet se sont laissés convaincre par les architectes du bien fondé de leurs choix. Et bien souvent d’ailleurs, ces choix ont été faits selon des principes de nos anciens : «terrasses végétalisées, créations de patios, utilisations de vieux principes comme les puits arabes, iraniens ou provencaux», nés dans le bon sens d’une nature étudiée et respectée.

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L’intelligence et le bon sens…
Et la réalité Si la Commission Attali a proposé de créer avant 2012 une dizaine «d’Ecopolis», des villes HQE nouvelles de 50 000 habitants, comprenant 20% d’espaces verts et alimentées par des éoliennes ou de l’énergie solaire, ce n’est sûrement pas sur le littoral méditerranéen que l’on risque d’en voir une ! Car si les problèmes de la réglementation ne sont pas encore bien réglés, ceux de la construction en elle-même sont un autre défi. S’il est clair que l’Eco-compétitivité est un vrai marché pour demain, il est un vrai «casse-tête » pour aujourd’hui. D’autres règlements vont se mettre en place. On ose espérer qu’ils seront édictés avec de bonnes raisons. L’avenir fera ses arbitrages. Pour l’heure, l’important est que tout le monde ait compris cet enjeu mondial.

 
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